Que sont-ils devenus ?

Subventionnés par l’association VAINCRE LE CANCER – nrb alors qu’ils étaient étudiants, ils sont aujourd’hui chercheurs et racontent leurs parcours…

Denis Clay

" En 1990, après une maitrise de biochimie, j’ai travaillé dans le laboratoire d’hématologie dirigé par le Pr Claude Jasmin à l’hôpital Paul Brousse. Six mois plus tard, sur les recommandations de Sylvie Marion (responsable du laboratoire d’hémostase et d’hématologie et alors membre de VAINCRE LE CANCER – nrb), j’ai intégré, le laboratoire de recherche U268 (Dir : Dr. Claude Jasmin) dans l’équipe du Dr Caroline Le Bousse-Kerdilès. Cette unité a été ensuite recréée sous l’appellation d’ U602 et dirigée par le Dr Claude Boucheix). Depuis ce jour, j’y ai effectué plusieurs CDD (majoritairement financés par l’association VAINCRE LE CANCER – nrb), en tant qu’ingénieur et j’ai obtenu, avec le soutien de Caroline Le Bousse-Kerdilès, le diplôme de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes me donnant une équivalence d’un DEA en 1997. Le soutien de l’association VAINCRE LE CANCER – nrb nous a permis de mettre en place dans l’équipe une importante étude portant sur les cellules souches hématopoïétiques humaines et pathologiques afin de mieux appréhender les mécanismes à l’origine de certains types de leucémies. Etude qui se poursuit à l’heure actuelle par une approche du rôle du microenvironnement/ niche hématopoïétique dans le développement du clone leucémique. Le soutien de VAINCRE LE CANCER – nrb m’a également permis de me perfectionner dans la technologie de la cytométrie en flux dont le tri cellulaire, technique que j’ai pu mettre à profit pour l’ensemble de la communauté scientifique du campus de l’hôpital Paul Brousse .
Ainsi, l’aide de l’association VAINCRE LE CANCER – nrb a été primordiale dans mon parcours professionnel : elle m’a permis d’exercer ma profession dans de bonnes conditions pendant 15 ans et ce, jusqu’à l’obtention d’un poste d’ingénieur d’études responsable de la plateforme de cytométrie en flux à l’INSERM (plateforme utilisée par plusieurs unités de recherche internes au site et externes)" .

Christophe Desterke

" L’association VAINCRE LE CANCER – nrb m’a remis le Prix Jeune Chercheur Nathalie Vigneron au cours de l’année 2007 d’un montant de 50.000 Euros. Ayant débuté en 2006 un doctorat en cancérologie à l’université Paris Sud 11, ce financement octroyé par l’association NRB m’a permis de bien appréhender mes études. Au cours de ces années d’étude, je me suis intéressé à la compréhension de la physiopathologie de la Myélofibrose Primitive : une hémopathie classée parmi les néoplasmes myéloprolifératifs. Mes études ont porté sur la mise en évidence d’une perturbation du dialogue entre les cellules stromales médullaires et les cellules hématopoïétiques passant par le couple du Flt3-ligand et son récepteur aboutissant à l’activation des p38 MAP-kinases et déclenchant ainsi un processus inflammatoire dans les cellules cibles mégacaryocytaires. L’identification de ce mécanisme moléculaire a permis d’aider à la compréhension du mode d’action d’agents thérapeutiques. Ce travail m’a permis l’obtention du prix de la Société Française d’Hématologie de l’année 2008, une publication et de finir ma thèse en 2011 " .

Julien Giron-Michel

" Je pense que mon parcours représente bien le long chemin (pas vraiment tranquille) pour devenir chercheur dans un organisme de recherche, et l’importance qu’ont prise les associations comme acteurs principaux de la recherche actuelle. N’ayant pas obtenu de bourse ministérielle de Doctorat, j’ai été soutenu durant mes trois années de thèse (unité Inserm U506, Villejuif) par les associations Claude Bernard, VAINCRE LE CANCER – nrb puis l’ARC. Après trois années de post-doctorat en Italie dans le laboratoire du Prof. Lorenzo Moretta à Gènes, suivi d’un second stage post-doctorat à l’unité Inserm U542 à Villejuif (toujours soutenu par une association… tiens, j’ai l’impression de me répéter !), j’ai obtenu un CDD Inserm « jeunes chercheurs 3-5 ans», puis finalement (après plusieurs tentatives) ai été recruté à l’Inserm en janvier 2008 en tant que chargé de recherche. Si le soutien des associations (telles que l’association VAINCRE LE CANCER – nrb, que je ne remercierai jamais assez) est essentiel à la formation des jeunes chercheurs, cette aide est devenue également indispensable (à moins d’être « chercheur d’or ! ») pour financer nos projets de recherche dont les financements ne peuvent être assurés par les simples crédits des Universités et des organismes de recherche (Inserm, CNRS,…). Si la lutte contre le cancer se gagne derrière un microscope, elle se gagne désormais avec l’aide des associations… "

Massimo Giuliani

" Pendant ma thèse d’immunologie (2002-2006), réalisée en collaboration entre l’université de Gênes et l’unité Inserm u542 au sein de l’équipe de Bruno Azzarone à Villejuif, j’ai étudié le rôle de l’IL15 sur l’hématopoïèse, en particulier sur la différentiation des cellules NK (Natural Killer). J’ai ensuite réalisé un stage post-doctoral au sein de l’unité Inserm u1014 au cours duquel j’ai étudié le rôle des Cellules Souches Mésenchymateuses (MSC) comme alternative thérapeutique dans la prévention et le traitement du rejet du greffon. Ce projet, réalisé en collaboration avec le Service de thérapie cellulaire des brûlés graves de l’Hôpital Percy (dirigé par le Dr Jean-Jacques LATAILLADE), la Plateforme des Cellules Souches « ESteam » (Inserm UMR 935, Pr Annelise BENNACEUR-GRISCELLI) et l’Unité Inserm u735 de l’IGR (Dr Salem CHOUAIB), a permis de mieux comprendre les propriétés immunosuppressives des MSC et d’amplifier dans certain cas leur rôle régulateur contre les lymphocytes T et les cellules NK. Les résultats obtenus ont permis la publication de deux articles dans des journaux internationaux. Je continue actuellement ce projet de thérapie médiée par les MSC dans le cadre d’un deuxième post-doc au sein du CTSA de l’Hôpital Percy.
Pendant toutes ces années, l’Association VAINCRE LE CANCER – nrb m’a apporté un soutien économique important en finançant une partie de ma thèse et mes travaux de recherche (Prix Nathalie Vigneron comme Jeune chercheur en 2006). Elle a également favorisé des interactions scientifiques avec les différentes unités de recherche de l’hôpital Paul Brousse " .

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