MARS BLEU, mois de sensibilisation contre le cancer colorectal

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent en France avec plus de 43 000 nouveaux cas estimés en 2018 et le 2ème cancer en termes de mortalité, avec plus de 17 000 décès estimés en 2018.

MARS BLEU, mois de sensibilisation contre le cancer colorectal

L’intérêt de détecter le cancer colorectal à un stade précoce :

Détecter tôt une lésion précancéreuse ou un cancer augmente très fortement les chances de guérison.

S'il est détecté tôt, à un stade précoce, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

Alors que le taux de survie n'est que de 14,3 % en présence de métastases

Malgré cela, la participation à ce dépistage reste insuffisante : elle n’est que de 30,5 % en France en 2018-2019. Ce sont 2 200 nouveaux cancers et 2 600 décès qui sont évités chaque année.

Pourtant l’augmentation de cette participation permettrait d’éviter chaque année 5 700 cancers colorectaux et 6 600 décès avec un taux de participation à 65 %.

Le dépistage, c’est facile et ça protège.

Le cancer colorectal survient majoritairement après 50 ans (5 % de cas de cancers colorectaux avant cet âge).

La mise en œuvre opérationnelle du dépistage de cancer colorectal est confiée aux centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), en lien avec votre médecin traitant.

Tous les deux ans, les CRCDC invitent les personnes de 50 à 74 ans sans histoire familiale ni antécédents personnels de cancer colorectal ou d'adénome et ne présentant pas de symptôme évocateur à consulter leur médecin traitant pour faire évaluer leur niveau de risque de cancer colorectal et, si elles sont éligibles au dépistage organisé, se faire remettre un kit de dépistage.

Le test immunologique, qu’est-ce que c’est ?

Remis par votre médecin, le test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

Il s’agit d’un texte rapide à faire chez soi. Le patient prélève chez lui un échantillon de selles et l'envoie au laboratoire,

Le test immunologique permet de rechercher des traces de sang occulte dans les selles.

  • Si le test est négatif (96% des cas) : dans ce cas, vous serez invité à renouveler votre test deux ans plus tard et si des symptômes apparaissent avant, consultez immédiatement votre médecin traitant.
  • Si le test est positif (4% des cas) : réalisation d’une coloscopie par un gastro-entérologue, sous anesthésie. Elle permet d'identifier la cause du saignement repéré par le test

N’oubliez pas qu’un dépistage régulier permet de détecter et de traiter des lésions précancéreuses avant qu'elles n'évoluent vers un cancer ; Les traitements sont moins lourds et les chances de guérison plus importantes.

Plus d’informations sur :

Site de l’INCa : informations sur le cancer colorectal

Site AMELI : dépistage gratuit du cancer colorectal

Alors, si vous êtes concernés, faites-vous dépistés !